jeudi 29 novembre 2007

Bye Bye Canuks !!

Chers amis nous avons une grande nouvelle pour vous !

Notre stage se finit vendredi ! Une fois les placards vidés, des adieux larmoyants à Ms Darnel et Rico effectués, nous sautons dans la navette, enregistrons nos bagages et décollons samedi 1er décembre à 16h40 (heure locale) de l’aéroport Pearson de Toronto, Ontario, Canada !
Nous arriverons ainsi à 6h15 (heure locale) à Las Vegas, Nevada, USA.


En effet, nous vous avons peut être laissé croire, après 6 mois passés au Canada, que rien ne pourrait égaler la vie parisienne (croissants, musées, tour Eiffel, rue de l’arbalète…). Que nenni, nous avons fini par abandonner nos préjugés (au bout de six mois, il était temps), pour succomber au charme irrésistible d’une saucisse grillée ou d’un burger-frites, nous émerveiller devant la splendeur architecturale des usines, des réseaux de câbles haute-tension et des mobil-homes, et nous délecter des émissions hautement culturelles fortement pimentées de coupures pub. Oui, il faut bien l’avouer, on adôôôôôôôre la vie américaine, et six mois ne nous ont pas laissé le temps d’en profiter suffisamment (surtout qu’on a déjà perdu une semaine entière au Québec, obnubilées par la recherche de ce qui se rapprochait le plus du modèle européen)


Pour satisfaire notre soif d’aventures et de graisse animale, nous avons donc décidé de partir pour un tour des USA et du Canada en pick-up, avec BBQ à l’arrière. Nous avons choisi Las Vegas comme point de départ pour faire fortune et pouvoir ensuite gaspiller tout notre argent en cramant du pétrole et en faisant marcher l’industrie du fast-food.

Mouahahahahaha (rire sardonique et moqueur)

Mais non ! C’est une blague public chéri, en fait ça fait deux semaines qu’on cauchemarde de baguettes et de camemberts géants qui défilent devant nous sans qu’on ait le droit d’y toucher, puis se font impitoyablement écraser par des hot-dogs maléfiques.


C’est donc avec la plus grande joie que dimanche matin aux aurores, nous retrouverons notre douce France et ses boulangeries!

Nous avons fait nos adieux à notre cher Toronto le week-end dernier déjà, avec encore une super soirée pleine de nouvelles rencontres, de bières et de parties de Jungle Speed endiablées.
Nous avons abandonné Sophie pour sa dernière semaine canadienne, et laissé Magali à ses révisions de partiels, après un dernier merveilleux petit-dej’ arrosé de sirop d’érable…






Pour tous ceux à qui nous aurions affreusement manqué, vous pourrez nous retrouver :
  • perdues dans les couloirs accueillants de l’INA, à la recherche d’informations sur la bourse Léonardo ou tapant la discute avec Dominique (Chabot),
  • quelque part dans le neuf-un en train de crâmer des bagnoles de flic,
  • déguisées en renne ou en mère-noël à la soirée de Grignon,
  • au gala de l’Agro vêtues de nos plus beaux atours,
  • déambulant joyeusement dans les rues de Paris-la-plus-belle-ville-du-monde,
  • etc...etc...

A partir de janvier, vos fidèles reporters sans frontières vont malheureusement se diviser pour mieux régner, et partir chacune de leur côté vers de nouvelles aventures.

Pauline ira planter des choux rue Faubourg Poissonnière (M° Faubourg Poissonnière) : http://legumes-de-paris.blogspot.com/, tandis que Cécile ira muter des mouches à Edimbourg, Ecosse : http://findingnessie.blogspot.com/

Merci pour les milliers de commentaires trop cool que vous avez laissé (ou pensé), vous servir fut toujours un plaisir !

Pinou et Cilou et les Caribous.

jeudi 22 novembre 2007

A long time ago in a galaxy far far away

Il était une fois dans un pays très très lointain et très très froid, deux jeunes et intrépides reporters sans frontières.
Une vieille sorcière rabougrie et fan de perruches neurasthéniques et complexées, leur jeta un vilain sort, les obligeant à quitter leur Burlington adoré pour the dangerous canadian wilderness.
Heureusement, avant de partir à l'aventure, elles purent faire le plein de bonne humeur (et de liqueur) chez leur amie la sage Magoo, qui fêtait son 220ème anniversaire entourée de ses amis les lutins canadiens, qui parlent un dialecte étrange (Passe moué un breuvage, tabarnac !).


Autant vous dire, lecteurs, que chevaucher leur fidèle destrier Toyotayaris (Tata Yoyo pour les intimes), ne fut pas aisé le lendemain, car le monde était redevenu totalement hostile durant la nuit (sûrement l’œuvre de quelque chat ronronnant entendu durant leur sommeil) : lit qui tangue au réveil, cheveux ensorcelés (poussant à l’intérieur du crâne), colocataire italien leur proposant des beans au ketchup à la sortie du lit, fidèle destrier Toyotayaris marquée au fer rouge par la police montée canadienne... (au Canada on ne laisse pas sa monture n’importe où, sous peine de sévère réprimande).



Fuyant cet environnement vindicatif, elles enfourchèrent Toyotayaris et galopèrent vers le soleil couchant (l’Ouest pour les blondes d’entre nous…) à travers des paysages plus que linéaires. Après ce qui leur sembla être des siècles, nos deux comparses arrivèrent ainsi à Owen Sound, une charmante bourgade au bord du lac Huron, à la base de la Bruce Peninsula, sans trop d’encombres. Elles y trouvèrent une auberge bien confortable où crécher, un bon chinois où faire ripaille, ainsi qu’un Tim Hortons pour le petit-déjeuner, quand le soleil vient de se lever…




Malheureusement même au bord du lac Huron, la Méchante Sorcière de l’Est les poursuivait, accompagnée de ses 3 complices : Grisou-la-grisaille, Brume-la-brume et Glacial-le-froid-glagla. Elles les combattirent maintes fois sans jamais perdre espoir : d’abord sur Sauble Beach (remarque du routard : la plus belle plage de l’Ontario), puis à Tobermory (rdr : spot de plongée internationalement connu), sur des routes loooongues (heureusement l’ange Mika, Saint-Patron de la boite-de-naïte, était là pour les encourager : « Relax, take it easyyyyyy »), dans des marais peu engageants (et regorgeant sans doute de RTI (Rongeurs de taille inhabituelle)), et puis encore à Wasaga Beach (rdr : plus longue plage d’eau douce du monde).



A la tombée de la nuit, les courageuses chevalières se virent contraintes à la retraite, et passèrent la nuit dans le village de Midland, au motel du poney fringuant. Et là, ô miracle : la douche comportait un pommeau de douche (mais qui a osé un jour inventer une douche où le truc n’est pas amovible, et où tu te prends invariablement la flotte en pleine tronche ?). Se trouvaient aussi des mets succulents et diététiques à proximité (pizza-pizza et coke diète), ainsi que Desperate Housewives à la télé.



Mais le réveil le lendemain fut d’un autre registre ! La terrible Sorcière et ses 3 acolytes étaient toujours là et pire : Ils avaient rameuté leur pote Putain-Jay-la-Poisse ! Tous les sites où elles se rendirent, à la recherche de réconfort (si siiii dans le pays de Barbie et des Bisounours, un joli paysage est toujours réconfortant…) étaient clos pour la saison !! Par ailleurs, le fourbe Putain-Jay avait ensorcelé tous les canadiens (hommes, femmes, enfants, vieillards, arbres) pour qu’ils érigent propriétés privées et forêts maléfiques, entre elles et tous les paysages remarquables. Autant vous dire qu’elles n’étaient pas sorties du bois.



Seul rayon de soleil de la journée : leur rencontre avec une bonne-fée-volontaire-dans-un-parc-naturel (ouvert lui, elle avait su combattre Putain-Jay avec ses Mésanges à tête noire et leur cri féroce : Cheeek-aa-deee-deee !!). Cette bonne fée leur offrit un feu de bois quand il faisait froid, ainsi qu’une découverte de son marais, où le seul rongeur croisé fut un RMTH (rat musqué de taille habituelle).



Peut être n’est-ce pas d’une clarté limpide au travers du récit de leurs épiques batailles, mais Dame Cécile et Dame Pauline se dirigeaient alors progressivement vers le Nord-Ouest de l’Ontario, dans le but désespéré de s’éloigner prestement de la sphère d’influence de la méchante-pas-belle-vilaine sorcière.
Durant des jours et des jours (bon oui, c’est un peu exagéré, mais on est lyrique ou on ne l’est pas), elles traversèrent des paysages désolés et désertés suite à l’attaque des 5 brigands (si si faites le compte, ils sont 5). Seul leur courage, leur amour impitoyable (Dalaaaaas) de la Nature, la ténacité de leur fidèle monture Toyotayaris (au bon lait de brebis), et les encouragements de leur Muse (sing for absoluuuuuution I wiiiiiill be singing and falling from your graaaace…) leur permirent de percer à travers tout ce gris et cette hostilité.




Car oui, elles y étaient ENFIN arrivées, elles étaient alors au pays merveilleux de Candy (Huntsville de son vrai nom, mais on le dit jamais dans les contes, c’est un nom qui fait trop peur aux pitis Nenfants) : jolie villounette toute éclairée, boutiques, vendeur-charmant (le vil manant ayant malheureusement résisté au sourire charmeur de nos deux aventurières fit payer à Dame Pauline son caleçon-ours-coup-de-cœur), bonne pitance et lit douillet pour la nuitée.



Le lendemain matin (l’empereur, sa femme et le petit prince) elles eurent bel et bien confirmation que oui, c’était bien vrai, elles avaient définitivement atteint le Paradis : ciel bleu, air frais (mais plus froid) et parc naturel géant (Algonquin Park = 7630km²) rien que pour elles !! Ce fut la folaïe totale : glissades dans la boue pour prendre des photos artistiques, domptage de bêtes très sauvages (visualisez vous Blanche-Neige faisant le ménage dans la maison des 7 personnes-de-petite-taille : c’est parfaitement ça !), éblouissage par tant de beauté (enfin accessible !!), et analyses architecturales de constructions étranges rencontrées sur leur chemin.




Elles profitèrent une dernière fois de la ville de Candy (re-boutiques, re-restaurant, re-lit-douillet et tout et tout), s’emplirent tant que possible de tout ce bonheur à l’état pur (les produits laitiers, des sensations pures…), puis prirent bon gré mal gré le chemin du retour. Après tant d’aventures palpitantes et passionnantes (n’est-ce pas ?) il leur fallait à présent retrouver tout le poids de leur destinée (Destinée, nous étions tous les deux destinés (merci Guy Marchand)) : affronter l’horrible Sorcière, son Rico hermaphrodite au cri-de-la-mort-qui-tue-surtout-le-matin-à-six-heures, et ses compères menaçants (Grisou-la-grisaille, Brume-la-brume, Glacial-le-froid-glagla et Putain-Jay-la-Poisse), pour les dernières semaines qui leur restent sur le continent américain (et elles s’épousaillèrent, eurent plein de lardons et vécurent heureuses jusqu’à la fin des temps, mais ça c’est seulement dans les contes de fée, faut pas vous leurrer, hein !).

Remerciements (en vrac) :

A Magalooo pour avoir fêté 22 ans comme il se doit, même en pays hostile,
A Kwan pour être parti en Chine en nous laissant sa chambre et ses chats,
A Sophie, notre fidèle acolyte canadienne qui n’avait pas pu nous suivre dans cette épopée mais nous a offert 10$ d’essence,
Au chat noir pour ne pas avoir hurlé à la mort cette nuit là,
A notre chef Patricia pour avoir été tellement désespérée de nous trouver quelque chose à faire qu’elle nous a donné des vacances,
A notre fidèle éditeur : blogger,
A tous nos fans qui nous laissent des messages,
A notre fidele destrier Toyotayaris qui n’a pas sourcillé dans l’adversité et a consommé très peu de foin,
Aux autochtones avec qui nous avons échangé quelques bases de vocabulaire (What’s-the-fuck-ever et Poutain-dé-bordel-dé-la-mérde),
A nos parents pour nous avoir créées aussi parfaites que nous le sommes…non c’est une blague, on sait qu’on n’est pas des cadeaux ;)

jeudi 8 novembre 2007

Mais que fait-on de nos soirées ?

D’habitude, on se cuisine un bon petit plat (dans la limite des denrées alimentaires disponibles et comestibles) et puis on se regarde une série ou un film (dernière trouvaille : Canadian Bacon de Michael Moore, inapgiens de tout le Canada, regardez-le c’est assez drôle).
Mais depuis hier soir, nous avons une nouvelle occupation : pousser notre logeuse au suicide en détruisant sa maison à petit feu.


Notre première cible : la machine à laver.
Notre arme : un tas de vêtements.
Notre stratégie : mettre les habits et la lessive dans le tambour et appuyer sur ON.
Effet destructeur : une demi-heure plus tard, la machine s’arrête et fait sauter un plomb.

Notre logeuse s’affole et panique, manque de faire le 911, essuie une larme, prend son courage à deux mains et débarque à l’étage affronter les criminelles. S’en suivent de longues minutes de sermons…


- mais pourquoi vous avez mis vos vêtements tout entortillés dans la machine ?
- euh, c’est parce que la machine tourne qu’ils sont entortillés madame.
- NON ! Des personnes normales mettent les habits un par un dedans, pas en tas !
(là on a beaucoup aimé se faire traiter de débiles)


- Et puis il fallait pas mettre des jeans avec des culottes, le coton c’est délicat ! Et le niveau de l’eau, il fallait le régler sur LARGE, pas MEDIUM, maintenant la machine est cassée ! Et puis POURQUOI vous demandez jamais rien ? Vous êtes toutes SILENCIEUSES hein, on vous entend pas, vous m’évitez hein je le vois bien !
- …
- Moi je fais une lessive toutes les 3 semaines, ça serait pas arrivé si vous faisiez pas autant de lessives aussi !
(ndlr : elle se lave pas souvent non plus)

Bref, on vous passe les détails, la soirée fut plutôt épique, on a donc décidé de combler son manque affectif évident en lui racontant notre vie pour pas qu’elle se sente malaimée dans sa propre maison. Elle a fait une blague sur Bush et nous a offert des biscuits, on en a déduit qu’elle n’allait pas nous trainer en justice tout de suite.
A retenir tout de même : pour casser une machine à laver, rien de mieux que mettre des vêtements dedans !!
Notre prochaine victime : le micro-onde, en y faisant chauffer du Nesquik… ça va swinguer !

Mais que fait-on de nos semaines ?

Question facile : on s’entraîne pour battre des records !
Vous êtes impressionnés n’est-ce pas ? Et surtout vous vous demandez « mais quels records essayent-elles de battre ? Celui du plus grand nombre de félicitations obtenues par un chef ? ». Et bien non ! Nous connaissant, vous auriez pu trouver quelque chose de plus original quand même…

Allez, on est des gentilles filles on va vous mettre dans la confidence… Tout d’abord, nous nous attaquons au plus grand nombre d’ouvertures de notre boîte mail en une journée. Vous pourriez d’ailleurs faire un effort, lecteurs : quand il y a des nouveaux mails dedans ça rajoute des points… Il y a aussi le nombre de passages sur Facebook en catimini : l’avantage c’est qu’il y a souvent du nouveau entre les lancers de moutons, les attaques de vampires, les photos des uns et des autres, les quizz…



Mais attention, assoiffées de records nous ne nous arrêtons pas là ! Pauline s’attaque au concours de fixation-d’horizon-avec-espoir-de-voir-apparaître-le-Prince-charmant-venant-la-délivrer. Malheureusement mis à part les mouettes, un bateau de touristes venant photographier nos fenêtres ou bien les garde-côtes, il n’y a pas beaucoup d’animation…


Heureusement, Cécile de son côté, s’attèle à la connaissance parfaite des moules d’eau douce de l’Ontario et des espèces sexuellement dimorphes (non, rien de choquant là-dedans rassurez-vous): elle est la première au monde à tenter ce merveilleux record, nous avons donc beaucoup d’espoir concernant son succès.




Et puis des fois on a en marre… Et oui, battre de tels records c’est pas facile tous les jours, croyez-nous ! Dans ces cas là, il nous arrive de faire un petit somme pour reposer nos cerveaux douloureux, ou d’aller aux toilettes feuilleter le catalogue de Noël.


Mais quand vraiment tout espoir de victoire a disparu de nos esprits (pourtant si positivistes) et qu’il est remplacé par la mélancolie de notre doux pays et de ses fromages, il ne nous reste alors plus qu’à compter les jours qui nous séparent de Paris.





Note de la rédaction : Patricia-notre-boss, ne sachant plus quoi faire de nous, nous a récemment proposé de partir en vacances… A suivre donc : Cilou et Pinou mortes gelées à la découverte de l’ouest de l’Ontario.

Mais que fait-on de nos week-ends ?

Le week-end, ce moment de la semaine qu’on attend depuis lundi matin 8h, lorsque le doux son du réveil est remplacé par les cris du perroquet, dans une à peu près parfaite imitation d’un cochon qu’on égorge…
C’est à cet instant précis que notre instinct de fuite nous incite à sauter dans le premier bus qui passe (ça peut être long) pour partir loin d’ici, le plus souvent à Toronto.
La semaine dernière par exemple, c’était le salon de l’agriculture de Toronto. A en croire les canadiens, c’est une attraction à ne pas manquer. En bonnes agronomes, nous nous y sommes rendues, impatientes de rencontrer les vaches canadiennes.




Une fois sur place, on s’est rapidement rendu compte qu’il y avait erreur sur la marchandise. Pour commencer, c’était tout petit ! A peine 5 races de vaches (et européennes en plus), 20 chèvres, 2 cochons, 30 poulets et 1 mouton, ainsi que quelques lamas, alpagas et autres objets non identifiés.






Ensuite, la moitié du salon était exclusivement consacrée à des gros bourges de cavaliers et leurs canassons de haute compétition. Spectacles payants, boxes fermés au public, et salons privés aménagés par chaque équipe, nous avons eu vite fait de fuir cet endroit disons… d’une autre culture !



Dans l’autre moitié du salon, se trouvaient entre autres, des stands de bouffe…américaine (sinon c’est pas drôle) et des vendeurs de plein de trucs qui n’ont rien à voir avec l’agriculture.



Nôôôôn ne soyons pas injustes, nous avons dégusté de trèèèès bonnes choses : fruits au chocolat, confitures, miel et même de petits plats mijotés devant nos yeux ébahis par un clone de M. Cartereau (pour ceux qui connaissent).


On a tout de même pu admirer des légumes géants, assister à une démonstration assez fun de danse Country, ainsi qu’à un spectacle de chiens-qui-sautent-et-qui-courent-vite, digne des plus grands shows télévisés US.




On était bien loin de notre SIA adoré, mais fières de pouvoir ricaner derrière le dos des canadiens qui, aveuglés par leur patriotisme démesuré, avaient voulu nous faire croire un instant que cette foire allait nous impressionner !

Malheureusement nous n’avons pas toujours à notre disposition des vaches et alpagas pour occuper nos week-ends, il faut donc faire avec ce qu’on a : Toronto ! Et qu’y a-t-il de si fascinant dans une GRANDE ville pour de jeunes demoiselles comme nous ? Des boutiques !!! Mais aussi des cinémas, Magoo, Sophie, et plein de restaurants à tester… Dernier en date, le restaurant coréen !





jeudi 1 novembre 2007

Trick or Treat ?

Comment passer une vraie fête d’Halloween ? En étant au Canada bien sûr ou dans tout autre pays fanatique de la citrouille le 31 octobre. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, car il se pourrait que des obstacles inattendus viennent refroidir votre enthousiasme débordant.
Par exemple le fait que vous ne puissiez pas distribuer de bonbons aux petits monstres depuis votre pas de porte car :

1) votre logeuse trouve que les bonbons sont mauvais pour la santé,
2) votre logeuse a tenté de distribuer des pommes en contrepartie mais les monstres en colère les ont jetés violement sur sa si jolie maisonnette,
3) votre logeuse a peur des sorcières, fantômes et autres personnages fantaisistes d’Halloween,

ni faire une super fête avec des tas de morts-vivants et de vampires car :
1) pas de voiture
2) c’est tout

Voilà la situation dans laquelle nous nous trouvions, à deux jours de la fête tant attendue.
Heureusement, en bons futurs ingénieurs, dynamiques et inventifs, nous nous sommes brillamment (ou pas) sorties de ce mauvais pas. Tout a commencé lorsque Martine (non pas Martine à la ferme, l'autre) est venue nous recruter pour participer au concours annuel de creusage de citrouille.

Comme il fallait être original et créatif, notre nouvelle amie nous a (plus ou moins) proposé de choisir comme thème la France. Il faut avouer qu’on a eu un peu de mal à se faire entendre, tant les clichés sur notre pays étaient profondément ancrés dans son subconscient : la moustache, le béret, la tour Eiffel et les fleurs de lys, voilà à quoi se résume notre pays vu d’outre-Atlantique, pour ceux qui se poseraient la question.


Malheureusement, la concurrence était rude, et notre pauvre citrouille a eu du mal à rivaliser avec ses congénères aux allures de maisons hantées (certains avaient utilisé trois citrouilles, c’est pas du jeu).

Autre façon de s’immerger dans l’ambiance d’Halloween au bureau : le concours de déguisements, remporté haut la main par :

Vous ne devinez-pas ? C’est un nuage de pluie voyons !

D’un point de vue gastronomique, les rayons des supermarchés se sont peuplés de biscuits d’Halloween, à l’effigie de squelettes, sorcières, citrouilles, fantômes et autres célébrités du moment. Nous les avons évidemment testés, avec quelques déceptions à la clef : le goût du biscuit n’était pas à la hauteur de sa décoration, et la sortie de l’emballage fut périlleuse voire fatale.


Mais la star de la semaine, ce fut quand même notre pumpkin pie, que nous avons réalisée comme des grandes, avec nos petites mains :


On garde jalousement la recette, si vous en voulez, faudra être bien sage !


Enfin, le grand soir : mission sortir-de-la-maison-sans-se-faire-remarquer.
Pour cela :
1) attendre que notre logeuse se plante devant la télé et n’en bouge plus (facile)
2) sortir de la maison sans qu’elle panique et pense qu’on la cambriole (plus difficile, surtout quand on sait qu’elle a cru que le bruit de l’épilateur électrique était celui d’un incendie)

Tous nos efforts auront été récompensés puisque dans tout le quartier, de nombreuses citrouilles nous sourient de toutes leurs dents/crocs, et que certains voisins ont joué à fond la carte maison hantée, avec fumigènes à l’entrée, fausses flammes et masques qui font « même pas peur » dixit un petit bout de chou déguisé en Dark Vador. On a même croisé un vrai fantôme dans notre rue !


Pour finir, et comme on est courageuses mais pas téméraires, on a regardé un film qui fait peur mais pas trop non plus: les Bisounours.
Non, en fait on a regardé The Village mais c’est pareil.

dimanche 21 octobre 2007

Hommage à tous ces doux moments passés sur le terrain…



Nous ne vous l’avions pas encore annoncé, ayant besoin de reprendre nos esprits après tant de déchirements, mais le terrain c’est fini…

Adieu paysages agricoles...


Adieu fleurs et petits animaux assortis...



Adieu grenouilles...

Adieu chenilles...

Adieu grattage de cailloux dans la boue...



Adieu étalonnage de YSI dans les fourrés...



Adieu ambiance paisible du travail dans la nature...



Adieu van, haut lieu de notre repos bien mérité...



Adieu randonnées sous le soleil avec tout le matériel...



Adieu jolies araignées...

Adieu dessous de ponts hantés...

Adieu forets accueillantes...


Adieu traversées difficiles de la végétation hostile ...



Adieu risques de noyade (heureusement avec le sourire)...



Oui bon ok on l’admet, nos sentiments ne sont peut être pas si purs que ça… Oui bon ok par moment nous en avions marre du terrain… Oui bon ok nous avons menacé la nature hostile à plusieurs reprises avec des filets à invertébrés aquatiques…


Oui bon ok nous avons tenté de saboter le van pour ne pas y retourner…


Mais on vous jure nous les aimions nos ruisseaux ontariens !

lundi 8 octobre 2007

Thanksgiving

Que faire de mieux, un 7 octobre au Canada, et par 28°C, que de perpétuer la tradition en fêtant l'arrivée de l'hiver avec un repas de Thanksgiving ?

Dans cette optique, Ms Darnel (que nous ne présentons plus) avait acheté une petite dinde de 8kg, élevée au Canada (oui, elle avait juste confondu le prix au kilo avec le poids...)!
(nda: nous étions 5 à table : Ms Darnel et son fils Gary, un ami de la famille et 2 françaises > la dinde sera appréciée tout le long de l'année...)

La bête fut farcie (atteignant ainsi un poids d'environ 12kg!), recousue par des doigts de fée, cuite 4h, puis enfin découpée par Gary.

Mais attention, un repas de Thanksgiving ne peut se résumer à une dinde de 8kg ! Nous avions aussi tout un tas d'accompagnements ! Sans oublier le vin... Et oui, nous avons eu le privilège de déguster un Riesling allemand !

Pour parfaire le tout, nous pouvions compter sur le dessert : une mousse à l'avocat (spécialité du Brésil dont est originaire notre logeuse) mais surtout... une délicieuse pumkin pie accompagnée d'une boule de glace vanille.

Il ne nous restait alors plus qu'à digérer tranquillement tout en discutant avec Ms Darnel (dans la mesure du possible ie en écoutant Ms Darnel!) et Gary, alias Family Guy.

Parmi nos nombreux sujets de discussion, nous avons évoqué la situation aux Etats-Unis, et les bonnes idées de son président, qui est selon eux "une grosse dinde qui ne sait pas finir une phrase". Dans la même veine on a aussi que "tous les américains sont stupides et sans éducation, mais c'est pas de leur faute, c'est la faute au gouvernement". Ouf, heureusement qu'on est venues au Canada !

samedi 6 octobre 2007

On l'a fait !!

Non, nous ne parlons pas seulement de notre victoire contre les All-Blacks, mais du fait que nous avons réussi à voir le match en question en direct depuis le Canada, pays où regarder du rugby est aussi improbable que de faire plus de 500m à pied. Voici le détail de notre organisation, admirez le travail d'équipe !



Bon courage à tous nos compatriotes inapgiens de nouvelle-zélande, qui vont devoir aller au boulot lundi matin en rasant les murs ;)

samedi 29 septembre 2007

Cétacé ! dit la baleine

Pour fêter le début de l’automne, nous nous sommes rendues au Québec, chez nos cousins francophones. Notre voyage de cinq jours s’articulait en trois étapes :
1) Québec (la ville)
2) Tadoussac (les baleines)
3) Montréal (la ville)


A Québec, nous avons retrouvé toute une brochette de français : les parents de Pauline en visite au Canada, et Manu, un ami de Pauline fraîchement débarqué (On pourrait en conclure que Cécile n’a ni amis ni famille...).
Comme vous pouvez le voir sur les photos, le vieux centre de la ville à un petit air breton, et comporte même des crèperies, que nous nous sommes faites un plaisir de tester ! Ça nous changeait des buildings et des fast-food… On l’avait par contre imaginé plus grand : une demi-journée suffit à en faire le tour.






Nous avons également goûté un plat typique de la région : la Poutine. Rien à voir avec Vladimir, la Poutine consiste en une assiette de frites nageant dans une sauce barbecue et lestée de morceaux de cheddar, ça vous tient la journée !


Mais le Québec évoque avant tout les forêts d’érables rougissants, les grands espaces, la nature sauvage et les bûcherons coupant du bois devant la porte de leur chalet. C’est pourquoi nous avons quitté Québec sans nous retourner, et longé le fleuve Saint-Laurent, qui relie les Grands Lacs à l’Atlantique, pour nous rendre au village de Tadoussac.


Pour y arriver, il nous a fallu franchir le fjord du Saguenay. Pour cela, point de pont, mais un bac, qui nous a transportés contre vents et marées jusqu’à ce charmant endroit.
Le but de notre présence en ces lieux n’était nullement de faire une balade en bac, mais d’aller voir les baleines en zodiaque ! Mais avant de nous lancer à leur poursuite, il fallait nous former auprès des professionnels des mammifères marins, dans le centre prévu à cet effet. Nous y avons appris que la baleine descend d’une sorte de chien, que nos capacités d’apnée ne feraient pas de nous des bonnes baleines, et que la recherche est financée par la boutique cadeaux.





Lundi matin, après une préparation psychologique intense (la nuit passée à réviser la phylogénie des cétacés et à s’entraîner à parler baleine), et un emmitouflage multi-couche et multicolore, nous voilà embarquées sur le fougueux Tadoussac III, le plus rapide zodiaque de l’Est.
Lorsque notre bolide a ralenti soudainement, et que notre guide a annoncé qu’il y avait « présentement présence de baleine », ce fut l’hystérie générale à bord. En effet, quelques instants plus tard, un Petit Rorqual brisait la surface de l’eau sous nos yeux ébahis. Nous aurions pu interpréter ses contorsions comme une manifestation de sa joie de nous rencontrer, mais il ne s’agissait là que de l'alimentation de surface…


Nous avons à contre-cœur abandonné notre ami Willy, pour nous consacrer à l’observation d’un groupe plus important, constitué de Petits Rorquals (on dit des Rorquaux ??) et de phoques, dont seule la tête moustachue dépassait des flots.


Tout à coup, le capitaine a démarré en trombe, nous scotchant à nos bancs : il avait aperçu un jet de vapeur au loin, signe de la présence de plus grosses baleines ! Serait-ce la baleine bleue ? Non, il s’agit de Rorquals Communs, les seconds plus gros mammifères du monde (27 mètres, 80 tonnes). A plusieurs reprise, les deux bestiaux ont « pchitté » bruyamment cinq ou six fois, avant de replonger vers les profondeurs (dont une fois juste sous notre zodiaque !).


Nous avons fini notre safari baleinique en observant des Belugas, faciles à reconnaître grâce à leur couleur blanche, et qui se déplacent en troupeau.


Vous excuserez la pauvreté de nos clichés, elle peut être expliquée par 1) l’excitation extrême régnant sur le bateau, 2) les difficultés de cadrer depuis un zodiaque, et 3) l’incapacité à prévoir où elles vont surgir !


Vous comprendrez aisément qu’après une telle communion avec la nature, il nous fut difficile de retourner à la ville, pour notre dernière étape à Montréal.
On retiendra de cette ville la cohabitation de différents styles, tels que vieilles églises, buildings avec grands magasins, petites rues pavées, sex shops, parpaings tagués et parcs botaniques. Nos trépidantes aventures de la veille nous ayant exténuées, nous nous sommes lamentablement traînées dans la ville, en trouvant toutes les excuses pour nous arrêter boire un verre ou manger un morceau. L’occasion pour nous d’écouter parler les autochtones et donc de nous moquer de l’accent québecois.



N’oublions pas notre visite aux attractions incontournables de Montréal : le jardin botanique avec ses jardins chinois et japonais, et le biodôme, sorte de zoo où quatre écosystèmes ont été reconstitués. A cette occasion, nous avons rencontré des très beaux Ibis (et pas du tout effrayants…) et les pingouins de Madagascar (le film, pas le pays) !





Pour finir, un petit florilège des meilleures expressions québécoises, dont on vous laisse deviner la signification :


« Décrisse-toé d’icitte, tabarnac ! »
« Elle a un tabarnac’ de beau ptit body »
« Il a calé l’orignal à côté de la bolle »
« Va raconter ça aux pompiers, ils vont t’arroser »
« On est pas sortis du bois !»
« Hostie, mange pas tes bas ! »